Débat

MathéMusique, entre impro et algo

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Le 14 novembre dernier, lors du Gala de l’université des sciences de Montpellier, s’est tenu le débat ‘Mathémusique’. Ce débat à l’initiative de l’association Forum des Débats sur le bien commun et de l’UM2 (Université Montpellier II) était animé par Sylvain Maire, animateur participant au projet Imagination for people ( une plateforme de réseau qui a pour but d’aider à la création de projets citoyens, dans l’optique du bien commun).

Deux invités : l’expert Moreno Andreatta, musicien et chercheur à l’IRCAM et au CNRS qui travaille sur les structures musicales pour en extraire des modèles mathématiques et Push Push bassiste et créateur du projet artistique Hag. 

Introduction

Pour accueillir les participants et attirer les curieux, Push Push se lance dans une introduction musicale à la guitare basse. La place Lagarrigue, carrefour principal du campus, se remplit peu à peu.

Puis M. Andreatta se présente au public et décrit en quelques minutes certaines de ces réflexions portant sur les implications de la science dans l’art musical.

La musique est-elle vraiment un calcul secret que l’âme fait à son insu, sans savoir qu’en fait elle est tout le temps en train de compter, comme le disait Leibniz ? Si une certaine forme d’intuition et d’inspiration semblent nécessaires dans tout art, et dans la musique en particulier, on a du mal à imaginer qu’on puisse concevoir des musiques dans lesquelles il n’y a pas de calcul en jeu. Même dans l’improvisation, qui semble s’opposer à toute sorte de rigueur, des procédés algorithmiques, conscients ou inconscients, opèrent et permettent de canaliser l’inspiration dans une forme qui organise la matière musicale. La musique et la science semblent ainsi partager les mêmes difficultés et les mêmes challenges : créer du nouveau à partir d’une idée, d’une intuition ou d’une inspiration.

Une conférence aura lieu un peu plus tard dans l’après-midi pour les intéressés.

Interlude

Les étudiants des filières littéraires sont en grève et pour manifester leur mécontentement envahissent l’UM2. Équipés de banderoles et de haut parleurs, la procession s’approche de la place. Il y a maintenant foule sur le lieux du débat.

La guitare basse de hag défit les hauts parleurs des manifestants. Ceux-ci s’approchent, finalement le micro leur est donné pour transmettre leur message. Lequel est suivi par une intervention de Jean Sallantin sur les enjeux du débat vus par Forum des Débats sur le Bien Commun.

Puis les manifestants repartent sans causer plus de perturbation.

Il est à noter le respect dont ils ont fait preuve à notre égard.

Le débat

Le débat peut commencer. L’animateur lance la discussion par un ‘débat mouvant’ invitant les participants à se positionner physiquement dans l’espace en fonction de leur point de vue. Des affirmations sont lancées.

“la musique n’est que l’application de théories mathématique”,

“le plaisir musical peut-il s’expliquer scientifiquement”

Deux camps se forment de part et d’autre d’une ligne imaginaire. les “D’accord” et les “Pas d’accord”.

Réussir à faire changer de camps les participants en prenant la parole, tel est le but du jeu. Les arguments fusent, certaines personnes se déplacent, le débat prend de l’ampleur.

Les participants ne se contentent d’ailleurs pas de répondre aux affirmations, mais vont puiser leurs réflexions dans différentes formes d’arts et diverses sciences, explorant l’art cinématographique, les sciences humaines, les neurosciences… et touche même du doigt les fondements de l’humanitée et les limites de la science.

Conclusion

Le sujet semble intarissable.

Les initiateurs de l’événement et un grand nombre de participants souhaitent d’ailleurs prolonger les échanges sur ce thème. À bientôt donc.

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